CLASSIFICATION ET DÉFINITION
DES ACTIONS

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INTRODUCTION

Au delà de l'aspect sportif de cette classification, qui sert notament de base à l'arbitrage et à l'enseignement de l'escrime sportive, cette classification décrit toutes les possibilités d'actions qui s'offrent à un escrimeur, quelle que soit l'arme utilisée, au cours d'un combat. Cette classification reprend le plan du Règlement Militaire de 1908, destiné à l'étude raisonnée et systématique de l'escrime dans les armées, à une époque ou l'escrime sportive n'en était qu'à ses débuts.Ce cadre de travail, permettant de replacer n'importe quelle action effectuée avec une arme dans le contexte du combat et de décrire les enchainements qui se produisent au cours d'un affrontement, peut être utilisé avec les armes de l'escrime sportive, mais aussi plus globalement pour l'étude du jeu de n'importe quelle épée de quelque époque qu'elle soit. Même si en quelques endroits (au chapitre "contre-offensive" par exemple) apparaissent des notions de convention propres à l'arbitrage de l'escrime sportive, ainsi que dans l'introduction des références aux trois armes de cette pratique, ce plan répond toujours à son objectif premier, qui était de décrire de façon synthétique une escrime efficace.

 

La classification


A cote des gestes techniques bien spécifiques a chaque arme, on a coutume de prendre en considération des éléments communs aux trois spécialités, et dont la bonne maîtrise constitue une part essentielle dans la progression : ils sont souvent appelés "fondamentaux". Ils comprennent : la garde, la tenue de l'arme, le développement, la reprise de garde, la touche, les lignes et positions, les déplacements, ces derniers étant en étroite relation avec la notion de distance.
Aux trois armes, le combat courtois entre deux escrimeurs est un assaut. Lorsqu'on tient compte du résultat, on l'appelle match. Tout combat peut comporter trois éventualités, précédées ou non de préparation : l'offensive, la défensive ou la contre offensive. Soumis à certaines règles aux armes conventionnelles, le combat ne peut commencer que de deux manières : soit par des préparations, soit par une offensive lancée sur la préparation adverse.


I. LES PRÉPARATIONS

Les deux adversaires, étant hors de distance (4 mètres, ou 3 mètres chez les jeunes), doivent l'un ou l'autre avancer. Le gain (ou la perte) de terrain est souvent accompagné de mouvements du corps et d'actions de la lame.

a) Mouvements du corps

1. Les déplacements : en avant, en arrière, latéraux.
2. Mouvements du pied sur le sol : appel, glissement.
3. Inclinaisons du tronc.

b) Actions de la lame

1. Sur la lame adverse : engagement, changement d’engagement - attaque au fer - prise de fer - coulé.

2. Sans contact avec la lame adverse : feinte, absence, invite, fausse attaque.

Ces manœuvres d'approche pour lancer l'offensive sont dites préparations d'attaque, mais elles peuvent aussi déclencher :
- une réaction défensive (parade ou retraite)
- une réaction offensive (attaque sur la préparation)
- une réaction contre offensive (contre attaque)

 

II. L'OFFENSIVE

L'offensive comprend l'ensemble des actions destinées à toucher l'adversaire.


a) L'attaque

C'est l'action offensive initiale. Elle est :
- simple (directe, indirecte), ou
- composée (précédée de feintes), ou
- renforcée d'actions sur le fer (attaques au fer, prises de fer).

Elle ne peut être portée que dans trois circonstances :
- après préparation,
- sur préparation,
- sans préparation (d'immobilité).

D'autres actions sont également offensives :
- les ripostes et les contre ripostes;
- les contre attaques (voir chapitre contre offensive),
- les variétés d'attaques.


b) La riposte

C'est l'action offensive portée après la parade. Elle est immédiate ou à temps perdu. Elle peut s'exécuter de pied ferme ou en déplacement, être simple (directe ou indirecte), composée (d'une ou plusieurs feintes), ou précédée d'actions sur le fer.

c) La contre riposte

C'est l'action offensive qui suit la parade de la riposte.

d) Les variétés d'actions offensives

Les actions offensives, portées après une attaque, une riposte, une contre-riposte ou une contre attaque, sont appelées variétés d'actions offensives.
Elles comprennent :
- la reprise(*),
- la remise,
- le contre temps.

Ces variétés d'actions offensives peuvent être exécutées après une action portée à fond, ou intentionnellement après une action simulée Dans ce cas, on dit qu'elles sont de seconde intention.

(') Le terme redoublement, faisant actuellement double emploi avec une certaine forme de reprise a été écarté

 


III. LA DÉFENSIVE

La défensive comprend l'ensemble des actions destinées a faire échec a l'offensive adverse.

 

a) La parade

C'est l'action destinée a écarter avec sa propre lame, la lame adverse.
Elle est :
- simple : latérale, circulaire, diagonale , demi circulaire
- composée : succession de parades trompées

Elle se fait
- du tac.
- d'opposition.
- en cédant.

Elle peut être exécutée de pied ferme, en étant fendu. ou coordonnée avec un déplacement


b) L'esquive

C'est la manière d'éviter un coup par un déplacement rapide du corps

c) La retraite

Déplacement arrière

IV. LA CONTRE OFFENSIVE


La contre offensive comprend l'ensemble des actions portées sur l’offensive adverse. Aux armes conventionnelles, elle a priorité sur l'offensive quand elle gagne un temps sur celle ci, le temps étant la durée d'exécution d'une action simple.


a) L'arrêt

Sans fer, Avec fer (d'opposition ou d'interception)

b) Le dérobement

II s'exécute sur une offensive adverse précédée ou accompagnée d’une action sur le fer.

c) La remise

C'est une action contre offensive, exécutée sur la riposte ou la contre-riposte.