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TRADUCTION DU TRAITE D'ALFIERI
Avertissement : la mise en pratique des exercices, assauts et techniques décrites ici ne doivent se faire qu'avec des armes adaptées et les protections correspondantes nécessaires.

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Voici les premiers éléments de la traduction de la seconde partie du traité d'Alfieri. La traduction en cours est réalisée par Anna et Denis VIOLLET et Olivier DELANNOY.

Je livre ces éléments en l'état, et je les ferais évoluer au fur et à mesure des progrès. Nous ne prétendons pas être des spécialistes mais des passionnés qui cherchent à comprendre. Toute suggestion sera la bienvenue.

 

 

Francesco Alfieri
"L’Arte di Ben Maneggiare La Spada"
1640/1656

Capitolo 1
« Della Spada »

La spada primieramente quanto alla longhezza deve proporzionata alla statura di chi la porta , tuttavia è sempre giusta quando arriva commodamente sotto le braccia, Sara leggiera per poter tirar con maggior velocità, e minor fadiga, e havera buona guardia per assicurare la mano istrumento principale della scherma.

Nella presente figura la spada è divisa in tre partir, il numero 2, dimostra il termine del forte per natura, il 4. del debole, il 3, il termine del temperato, ò sia il centro della lama.

Due sono I suoi fili, drito segnato per B, Falzo per A, ha parimente due piatti, dritto che ce la accenna C, e, falzo, che è la parte opposta, che non si vede.

Da questi due fili, e due piatti nascano le quattro guardie, la prima dal dritto filo, la seconda dal dritto piatto, la terza dal falzo filo. La Quarta dal falzo piatto.

Il forte serve per parere il debole per ferire, e il taglio deve esser fatto da quella parte che D,E, hanno terminata la spada

Chapitre 1
« De l’Épée »

La longueur de l’épée doit être avant tout proportionnelle à la taille de celui qui la porte, toutefois, elle est juste quand elle arrive aisément sous le bras. Elle sera légère pour pouvoir tirer avec une plus grande vitesse et moindre fatigue, elle aura une bonne garde pour protéger la main instrument principal de l’escrime.

Sur la présente image, l’épée est divisée en trois parties, le nombre 2, nous montre l’extrémité du fort par nature, le 4 du faible, le 3 l’extrémité du moyen c’est à dire le centre de la lame.

Deux sont ses fils, le droit (Dritto) indiqué par B, faux (Falzo) pour A, et pareillement deux plats, droit (Dritto) qui nous est montré en C, et, faux (falzo), qui est la partie opposée, qu’on ne voit pas.

De ces deux fils, et des deux plats naissent les quatre gardes, la première du droit fil, la deuxième du droit plat, la troisième du faux fil. La quatrième du faux plat.

Le fort sert pour parer et le faible pour frapper, et le coup de taille doit être fait grâce à la partie terminale de l’épée D, E.

Capitolo 2

« Come si formi la prima, a la seconda guardia »

Quattro sono le guardie, come di sopra habbiamo detto , la prima precede tutte la altre, e per ordine, e per natura; Si forma col situare il braccio distesso, e alquanto sopra la testa, il passo deve essere temperato, e il colpi si posarà sopra il ginocchio, portato avanti con alquanto di incurvatura per acquistar leggierezza nel ferire, e la man sinistra si terrà ritirata sopra la spalla manca ò vero si lassarà libera e sciolta

Questa prima guardia è di due sorti, alta, e bassa,la alta si vede nella figura 2, rappresentata, la bassa verra a nascere col portare la mano in B, regolando la spada second la linea che si dimostra disegno.

La seconda guardia nel corpo, e nel passo non è differente dalla prima, solo il braccio, la mano, e spada vengano ad abbassarsi, talche si trovino in linea retta con la spalla, questa parimente è di due sorti, alta, e bassa, la alta si vede nel disegno 3. la bassa, e disegnata in A, e la una, a la altra è più forte della prima guardia, e più coperra, ne duelli secondo il sito, e qualità di chi combatte, per ordinario si cangiano, valendosi di quella, che per migliore, e vantaggiosa è giudicata

Chapitre 2

« Comment se prend la prime (prima) et la seconde garde (seconda guardia)»

Quatre sont les gardes, comme nous l’avons dit auparavant, la prime (prima) précède toutes les autres, aussi bien dans l’ordre que par sa nature ; elle se forme en positionnant le bras tendu au-dessus de la tête, le pas doit être mesuré, et les coups seront donnés au-dessus du genou, en le portant à l’avant avec la bonne courbure pour avoir une légèreté dans la frappe, et la main gauche se tiendra ramenée au-dessus de l’épaule où véritablement elle sera libre et détendue.

Cette garde en prime (prima guardia) est de deux sortes haute (alta) ou basse (bassa), la haute est représentée sur la figure 2, la basse viendra en mettant la main en B, en réglant l’épée suivant la ligne qui est représentée sur le dessin.

La garde en seconde (seconda guardia) n’est pas différente de la prime par rapport à la position du corps et du pas, seulement le bras, la main, et l’épée sont baissés de façon a se trouver dans l’axe de l’épaule, celle-ci également est de deux types haute ou basse, la haute sur le dessin 3, la basse sur le dessin A, l’une et l’autre sont plus fortes par rapport à la garde en prime, et couvrent mieux, et en duels suivant le lieu, et la qualité de celui qui se bat, elles peuvent s’alterner en utilisant celle qui sera jugée la meilleure et la plus appropriée.

Capitolo 3

« Come si formi la terza, e quarta guardia »

Perfomare la terza guardia bisogna che il passo sia pronto il corpo, senza violenza, e che si posi nella gamba sinistra, il braccio distesso, e la mano si ritrovi in tal modo collocata, che non si volti ne per didentro ne per fuore, il che secondo il termine della scherma è detto la giustezza della mano.

Questa guardia è di tre sorti, terza naturale alta, e bassa, la terza naturale, e disegnata nella figura 5. L’alta si chiama restringendo il passo drizzando la vita, e portando la mano in D, usata dalli Spagnuoli

La terza bassa, e quando la mano si ritrova in C, frequentata da Franzesi, il discoperto di ciascheduna di esse è la parte di dentro, la miglsore è la naturale, forte , ben guardata, e della prima, e della seconda più perfetta.

La Quarta guardia nel corpo, passo, e braccio è simile alla terza, la mano però ha il suo sito dentro il ginocchio, e il discoperto di fuore, si divide in naturale ancor essa, alta, e bassa, cosi detta dalle mutazioni alle quali e sottoposta, la naturale che alla altre si antepone, è disegnata nella figura 4, l’alta in A , la bassa in B,
Tal guardia è commoda per offendere, e defendersi, aspettare, e assalire.

Chapitre 3

Comment se forme la tierce (terza) et la garde en quarte (quarta guardia)

Pour prendre la garde en tierce (terza guardia) il faut que le pas soit près du corps sans violence, et qu’on se pose sur la jambe gauche le bras détendu, la main posée de telle sorte qu’elle ne soit pas tournée ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur, selon le terme d’escrime appelé justesse de la main (giustezza della mano).

Cette garde est de trois sortes, tierce naturelle (terza naturale), haute (alta) et basse (bassa), la tierce naturelle est dessinée dans la figure 5. La haute s’exécute en rétrécissant le pas et en dressant la taille, et en portant la main en D, comme en usent les Espagnols.

La tierce basse, quand la main se trouve en C, utilisée par les Français la partie découverte des deux est à l’intérieur (Dentro,Dedans), la meilleure est la naturelle (naturale), forte, couvrant bien, et plus parfaite que la première (Prima) ou la deuxième (Secunda).

La garde en quarte est similaire à la tierce dans la position du corps et du bras, la main par contre est située à l’intérieur du genou et la partie découverte est à l’extérieur (Fuore, Dehors), elle se divise en naturelle, haute (naturale, alta) et basse suivant les mouvements auxquels elle est soumise, la naturelle est dessinée sur la figure 4, la haute en A est la basse en B. Cette garde est pratique pour offenser, se défendre, attendre et assaillir.

Capitolo 4
Della guardia mista

Vengo alla guardia mista da me ritrovata, e della quale ho discorso nella prima parte, la sua natura è di participare della terza e della Quarta, e cio censiste nel sapere aggiustare la mano della spada, e il braccio, procurando che il passo più tosto sia largo che stretto, e che il piè destro sia leggiere, e spedito ad operare facendo che il peso del corpo si sostegna sopra la gamba sinistra, e che la ponta della spada riguardi il mezo della inimico, perche in tal modo il forte, debole della spada si ritrovarano più vicini al difendersi, e à ferire come vediamo nelle contraposte figure 6,7

Con questa guardia si può resistere longo tempo ne duelli per far poca forza col corpo, e colla armi, e contro à tutte è vataggiosa.
Si formano le contraguardie, alta, e bassa, alte con portar la spada in A,B, le basse con portarla in C,D, seguitando la pustura del nemico tanto ritrovandosi in Prima, che in Seconda, e nella altre guardie

Chapitre 4
De la garde mixte (guardia mista)

Je reviens à la garde mixte (guardia mista) dont j’ai parlée dans la première partie, sa nature est de participer à la tierce et à la quarte, cela consiste à savoir positionner la main de l’épée, et le bras, en s’assurant que le pas soit plus large qu’étroit, et que le pied droit soit léger, rapide dans le mouvement, que le poids du corps soit sur la jambe gauche, que la pointe de l’épée soit orientée vers le centre de l’ennemi, ainsi de telle sorte que le fort et le faible de l’épée soient plus près pour se défendre ou pour frapper comme on voit sur les figures opposées 6 et 7.

Avec cette garde on résiste longtemps dans les duels sans se fatiguer, avec les armes collées, et contre toutes les gardes elle est très avantageuse.
On forme les contre-gardes, haute et basse, haute en positionnant l’épée en A, B, les basses en positionnant en C, D, suivant la position de l’ennemi en prime, en seconde ou dans une autre garde.

Capitolo 5

Come si tiri la stoccata longa, e i due tagli principali

La presente figura 8. insegna à tirare la stocatta longa è gagliarda, e in questa consiste gran parte della scherma, per imparare à tirarla bisogna ritrovarsi nella guardia mista, e in un tempo unire à far questo moto, la mano, la spada, il braccio, il piede, e la spalla, con queste circostanze si allonga il colpo, va con velocità, ed è poco meno che irreparabile, il che non accade nella prima, e nella seconda guardia per esser di gran longa più deboli, e più tarde.

Grave errore è di molti che volendo tirare una stocatta sforzata precipitano talmente col corpo quasi distesso fino à terra, che non potendosi riavere restano come abbandonati nel pericolo della vita, mentre dal nemico vengo parata. Il nemico che nel ferire non si salva, è perso, e non si può salvare se non con ritrornare nella sua guardia doppo essere uscito prestamente di misura.

Due son I tagli principia, Mandritto, e riversio che feriscano cadendo, e due di minor considetazione, che feriscano ascendendo, e sono il montante, e il sottomano.

Il mandritto è di due sorti, fendente, e oblique, o sgalembro, il mandritto fendente verrà mostrato dalla figura 8. che insegna à portar la spada da G,A,F, La obliquo da B, fino à D,
Due ancora sono iriverci, fendente, e oblique, o sgalembro, il rivercio fendente camina da G,A,F la obliquo da C in E

Il montante è sottomano cominciano dalla linea H,F verso A, I mandritti, e montante cominciano dalla parte sinistra ,I riverci, sottomani dalla destra, si come nella figura 9, appare

Chapitre 5

Comment tirer l’estocade longue, et les deux coupes principales

La figure 8 apprend comment tirer l’estocade longue et gaillarde, et celle-ci constitue une grande partie de l’escrime pour apprendre à la tirer il faut être dans la garde mixte (guardia mista), et dans le même temps unir pour faire ce mouvement, la main, l’épée, le bras, le pied, l’épaule, dans ces circonstances ont allonge le coup, avec vitesse, et il est imparable, cela n’arrive ni en prime (Prima), ni en seconde garde (Secunda guardia), bien plus faibles et plus lentes.

C’est une grave erreur de beaucoups que de vouloir tirer l’estocade en forçant et en se précipitant tellement que le corps est presque étendu à terre, ils ne peuvent se redresser comme abandonnés au péril de leur vie, tandis que l’ennemi pare. L’ennemi qui n’esquive pas (ne se sauve pas face à ?) la frappe, est perdu, et ne peut se sauver qu’en revenant en garde et en sortant rapidement de mesure.

Deux sont les coupes principales, Maindroit (Mandritto) et revers (riversio) qui frappent en descendant, et deux de moindre importance qui frappent en remontant, le montant (montante) et le sous-main (sottomano).

Le Maindroit est de deux sortes, fendant (fendente) et oblique* (sgalembro), le Maindroit fendant est représenté sur la figure 8 qui enseigne à porter l’épée de G, A, F, l’oblique de B jusqu’à D.
Deux encore sont les revers, fendant, et oblique, le revers fendant va de G, A, F l’oblique de C à E.

Le montant (Montante) et sous-main (Sottomano) partent de la ligne H, F vers A. Les Maindroits, (Mandritti), et montants (Montantes) démarrent du coté gauche, Les revers (Riversi), sous-mains (Sottomani) de la droite, comme le montre la figure 9.

Capitolo 6
Del ferire di quarta, e di pie fermo

Impariamo dalla figura 11. à tirar di Quarta il colpo che habbiamo proposto, egli si ritrova nella guardia mista, e osservati li scoperti del nemico, giunto in misura, e preso nel medesimo instante il tempo hs con ogni velocità contro il nemico, io posto in terza scaricata la botta, Maniera di ferire usata ne duelli, ed essendo praticata con le dette cautele difficile ad essere sfuggita
Oltre all maniera di tirare la stoccata longa di Quarta, può ancora in tre modi colpire la inimco.
Il primo sarà di alzare la spada nella linea A, e ferir di terza di fuori. Il secondo col fingere alto in A, e calar la spada in B, e tirar il colpo di seconda abbassando il corpo.

E finalmente andar can la medesima finta di A, nella linea C, e voltar un rivercio alla gamba destra.

Son alcuni che nel tirar il colpo approvano il volgere in dietro la testa quando si tira la botta per ferire, questi si ingannano perchè con tal movimento si perde la oggetto, ne si possono vedere la operazioni del nemico, sono la occhi le nostre sentinelle, e però bisogna che rimirino donde si temeno la offese, e la testa deve accompagnare il colpo, spingen dola con la spalla, altrimenti se nel ferire si ritira; il colpo diventa debole, corto, e senza effetto.

Chapitre 6
Frapper en quarte, et de pied ferme

Nous apprenons de la figure 11 à tirer le coup de quarte que nous avons proposé, à partir de la garde mixte, et après avoir observé les ouvertures de l’ennemi, arrivé en mesure (misura), et pris dans le même instant le temps (tempo) avec vitesse contre l’ennemi, placé en tierce (Terza) il faut se détendre, et cette façon de frapper utilisée en duels, étant pratiqué avec lesdites précautions est difficilement évitable. En plus de la façon de tirer l’estocade longue de quarte on peut encore de trois façons frapper l’ennemi. Premièrement on lèvera l’épée dans la ligne A, frappant de tierce en dehors. Le deuxième avec feinte haute en A et en descendant l’épée en B, et tirer le coup en seconde en abaissant le corps.

Pour finir aller avec la même feinte de A, dans la ligne C, et tourner un revers à la jambe droite.

Certains en tirant le coup essaient de tourner en arrière la tête quand ils tirent la botte pour frapper, ceux-ci se trompent parce qu’avec un tel mouvement on perd de vue l’objet, et on ne peut pas voir les manœuvres de l’ennemi. Les yeux sont nos sentinelles, pour cela il faut qu’ils soient orientés là ou on craint les attaques, et la tête doit accompagner le coup, en la poussant avec l’épaule sans cela dans la frappe elle se retire; le coup devient faible court et sans effet.

Capitolo 7
Del ferire di seconda, e di pie fermo

Qui si dimostra il modo come si possa colpire di seconda nel viso, nel che dobbiamo supporre che sia necessario la esser risoluto, e il saper cognoscere guadagnare, e valersi della avvantaggio, che consiste nel tempo nella velocità, e nella misura

Il cavaliere 12. ritrovandosi in terza, si è lassato , dal feritore, guadagnare col forte il debole sua spada lassando entrare in misura perfetta la inimico con perdere la presenza della spada nemica, per il che il Cavaliere 1. più accorto della avversario hà potuto in quattro modi ferirlo.
Il primo di seconda nel viso, come si vede nella figura, e cio in due maniere, ò con lo spingere la stocatta successivamente doppo il guadagno fatto della spada, ò con parare ad un tempo, e ferire.
Il secondo modo co alzar la mano in A, e per di detto ferir di Quarta.
Il terzo modo con una finta fatta in A, e abbassar la mano in B, ferrendo nel petto, è il tutto stà nel tirar le stoccate longhe, è preste, è forti.
Il quatro, e ultimo con fare la istessa finta in A, di terza, ò di altra guardia, e voltare un rivercio alla gamba destra, come dalla linea C, è disegnato, è subito colpito ritirarsi in dietro fuora di misura

Chapitre 7
De la frappe de seconde, de pied ferme

Ici on démontre la façon par laquelle on peut porter un coup de seconde dans le visage, nous devons supposer qu’il est nécessaire d’être résolu, de savoir gagner et profiter de l’avantage, qui consiste dans le temps, dans la vitesse et dans la mesure.

Le cavalier 12 placé en tierce, s’est fatigué, l’assaillant tente de gagner avec le fort le faible son épée relachée entre en mesure parfaite de l’ennemi en perdant la présence de l’épée de celui-ci, pour cela le cavalier 1 plus prudent que l’adversaire a pu le frapper de quatre façons.
Premièrement de seconde dans le visage, comme montré sur la figure, cela de deux façons, ou en poussant l’estocade successivement après l’avantage obtenu par l’épée, ou en parant en un temps, et frapper.
La deuxième en levant la main en A, et en blessant de quarte.
Troisième façon avec une feinte réalisée en A, abaisser la main en B, en frappant dans la poitrine, et tout cela en tirant des estocades longues, rapides et fortes.
Quatrième et dernière faire la même feinte en A, de tierce, ou dans une autre garde, en tourner un revers à la jambe droite, comme dessiné sur la ligne C, et aussitôt avoir frappé se retirer en arrière hors de mesure.

Capitolo 8

Del ferir di foura sopra la spada col passare di pie manco

Il tirar di piè fermo ne duelli, è molto comune, e di gran sicurezza, lodo la esercitarsi in questo colpo per acquistar agilita nel piede, e far la stocatta più longa del suo moto naturale. Non sono ancora da sprezzarsi le passate perche turbano, e disordinano la inimico, e vanno con maggior forza, osservando, che deveno eser finite fin al corpo per linea retta, senza scanzo alcuno, e senza ritirarsi, del che ne habbiamo un esempio nella contraposta figura.

Ritrovandosi il cavaliere 14. in Quarta il feritore 15. è andato risoluto à stringere col forte il debole del nemico, il quale volendo cavare, e prevenirlo colla botta, è stato ferito di seconda, e di fuora sopra la spada portata avanti col piè manco nel mometo indivisibile della cavazione
Può ancora fingere, e ferire per la linea B, di seconda sotto il braccio destro nel fianco, e finalmente, sbattere di fuora la spada, ma con ragione che non habbia tempo di cavare, e dal termine A, scaricare un mandritto, ò rivercio tondo nella testa

Chapitre 8

De frapper en dehors au-dessus de l’épée en passant du pied gauche

Tirer de pied ferme est très commun dans les duels, et très sûr, je conseille de s’exercer à ce coup pour acquérir de l’agilité dans le pied, et pour réaliser une estocade plus longue dans un mouvement naturel. Il ne faut pas dénier les passes parce qu’elles perturbent et désorientent l’ennemi et ont une force majeure, elles doivent aboutir au corps en ligne droite, sans aucune déviation, sans se retirer, nous en avons un exemple dans la figure ci-contre.

Le cavalier 14 se retrouvant en quarte l’assaillant 15 est allé presser avec le fort le faible de l’ennemi, lequel en voulant dégager (cavare)*, et devancer le coup, a été blessé de seconde, et en dehors au-dessus l’épée portée en avant avec le pied gauche (pie manco) dans le temps indivisible du dégagement (cavazione).
Il peux encore feinter, et frapper par la ligne B, de seconde sous le bras droit sur le coté , et enfin, battre en dehors de l’épaule, mais avec raison pour qu’il n’aie pas le temps de dégager, et du placement A, porter un maindroit (mandritto) ou revers circulaire (rivercio tondo) sur la tête.

Capitolo 9

Del ferir di fuora sotto la spada passando col pie manco

Dobbiamo imparare in questa figura come nel combattere un solo errore, e mancamento fatto, da vantaggio alla inimico di ferire in più maniere.
Se ne stava il cavaliere 16. in terza, e posto si nella diffesa, si è mosso il feritore ad assalirlo in guardia mista, e giunto con ogni cautela in misura, la ha chiamato con una finta per di fuora sopra la spada, il quale in vece di tirar nel tepo della finta se ne è subbito andato alla obbedieza per riparare la botta, onde la avversario 17. che la ha condotto c o artifizio al termine pesato, ha guadagnate sopra di esso tre vie da poterlo colpire.

La prima, e più sicura è una seconda unitamente distesa col braccio, e passo per di fuora sotto la spada nel petto, accompagnata col passar di piè manco havendo cavato nella instante che si è messo in obbedienza.
La seconda con il ferire di piè fermo per la linea segnata A.
La terza di fingere di fuora in A, colla andarsene in B, e tirar il Mandritto, come mostra il disegno nella gamba destra del nemico.

Chapitre 9

De frapper en dehors sous l’épée en passant du pied gauche

Nous devons apprendre dans cette figure comment en se battant une seule erreur et une négligence donne à l’ennemi la possibilité de frapper de plusieurs façons.
Le cavalier 16 était en tierce, et en position de défense, l’assaillant a bougé pour l’attaquer en garde mixte, parvenu avec précaution en mesure, là a appelé par une feinte à l’extérieur au dessus de l’épée, lequel (cavalier 16) au lieu de tirer au moment opportun sur la feinte s’est tout de suite mis en position pour parer le coup, l’adversaire 17 qui l’a amené avec cet artifice (ruse) à l’endroit voulu, a gagné sur lui trois possibilités pour pouvoir lui porter le coup.

La première, qui est la plus sûre est une seconde exécutée avec le bras tendu, en passant à l’extérieur au-dessous de l’épée dans la poitrine, accompagné d’une passe du pied gauche en dégageant à l’instant du mouvement (du pied). La deuxième en frappant de pied ferme par la ligne indiquée A. La troisième de feinter à l’extérieur en A, puis d’aller en B, et tirer le maindroit (mandritto) comme le montre le dessin dans la jambe droite de l’ennemi.

Capitolo 10

Del ferir l'inimico di stoccata di quarta, e di pie fermo, mentre tenti di colpire di taglio

Il tirar di taglio è sempre danoso mentre il inimico è in misura nella alzar della mano si discopre il bersaglio, ne vediamo in effetto nella presente figura, dove il cavaliere 19 è restato ferito di stoccata lunga di quatro nel viso
La guardia nella qual si ritrovava, era di seconda come più commoda per valersi di tagli, e gionto in misura ha disordinata con la battuta di tutta coperta alquanto le spada nemica, e ad un tempo ha voltata la mano in terza, ed innalzato il taglio
Il feritore stando in guardia mista nel momento della battuta ha ritirato il corpo, e la spada, e rotta alquanto alla nemico la misura, ha successivamente con ogni velocità di pie fermo slongata la ferita.

Nascerà Il istesso colpo mentre che il nemico con furia alza la spada in aria per tirare il Mandritto, ò il rivercio alla testa, come si vede nella figura 19, e per ferire in tal tempo, è dibisogno esser ardito è non haver paura della spada nemica.
La stoccatta è migliore, e più mortale di tagli, nulla dimeno par à me da non tralasciare, che si possa sciorre un mandritto per la linea A, e un rivercio nella gamba sinistra, come in B, vien dimostrato, e subiro ferito il inimico di punta, ò di taglio, cosi alto, come basso, ritirarsi con prestezza in dietro fuori di misura in guardia.

Chapitre 10

De Frapper l’ennemi par estocade de quarte, et de pied ferme, pendant qu’il essaie de porter un coup de taille

Tirer de taille est toujours risqué lorsque que l’ennemi est en mesure car en levant la main on découvre la cible, nous en voyons l’effet sur la présente figure, dans laquelle le cavalier 19 est frappé au visage d’une estocade longue en (main de) quarte.
La garde dans laquelle il se trouvait, était (celle) de seconde celle-ci étant la plus commode pour se servir des tailles et arrivé en mesure il a désordonné avec un battement toute la couverture de l’épée ennemie, tourné la main en tierce et armé le coup de taille
L’assaillant qui était en garde mixte au moment du battement a retiré le corps et l’épée, et cassé la mesure à son ennemi, a par la suite rapidement de pied ferme ferré le coup.

On fera le même coup pendant que l’ennemi avec furie lève l’épée en l’air pour tirer le maindroit ou le revers à la tête, comme nous le montre la figure 19, pour frapper à cet instant, il faut être téméraire et ne pas avoir peur de l’épée ennemie.
L’estocade est meilleure, et plus mortelle que les tailles, selon moi il ne faut pas négliger, que l’on balance en maindroit par la ligne A, ou en revers sur la jambe gauche, comme montré en B, qu’aussitot après avoir frappé l’ennemi de pointe ou de taille aussi bien haute que basse, (il faut) se retirer rapidement en garde en arrière hors de mesure.

Capitolo 11

Come resti ferito l'inimico, mentre di man dritto,
o di rivercio voglia ferire l'avversario nelle gambe

Habbiamo gia dimostrato a longo nella prima parte, come la mano voltandola sin che ritorni al luogo donde su mossa forma una circonferenza rotonda nella quale vengano sempre ad essere le parti estreme più lontanem e pero e intento nostro in questo disegno di chiarire colla esseti questa verissima proporzione, sopra di che si deve ancora osservare, che il parare con iscanzo di vita, e tirar ad un tempo e artifizio di grandissimo vatagigio, aggiognendo che e regola della arte, finger di taglio per ferir di taglio, e finger di punta per ferir di punta, imperoche quelli, she singono di taglio, e vogliono ferir di punta per la longhezza del tempo che ricerca questo moto pongano in gran rischio la lor vita.

La figura no ha bisogna di molte parole per esser dichiarata, il cavaliere 20. stado in terza puo in tre modi tirare il mandritto che si vede. Prima. Con fingere per di fuora, e non trovando obbedienza, voltare il colpo alla gamba.
Seconda con disordinare la spada nemica, e non arrivando di punta risolversi al taglio, o con haver finto di rivercio, e sciorre il mandritto.
Ma il cavaliere 21. col ritirare il piede, ed incuruare la vita, e disstendere il braccio in ciascuna delle sudettte maniere, vien a restar superiore, dando nel petto la botta franca, e potendo per la linea A, ferir di mandritto alla testa, per la linea B, di rivercio sopra il braccio della spada.

Chapitre 11

Comment frapper l’ennemi, alors que de Maindroit , ou de revers l’adversaire veuille frapper dans les jambes

Nous avons déjà démontré longuement dans la première partie, comment en tournant la main jusqu’à qu’elle revienne dans sa position son mouvement forme un cercle pendant lequel les parties extrêmes sont toujours celles qui s’éloignent le plus c’est notre intention d’éclaircir dans ce dessin quelles sont les justes proportions, on doit encore observer, que se proteger en éloignant le bassin, et tirer en temps et avec intelligence est très avantageux, ajoutant que la règle de l’art, est de feinter de taille pour frapper de taille, feinter de pointe pour frapper de pointe, mais ceux qui feintent de taille et qui veulent frapper de pointe mettent leur vie en péril puisque ce mouvement nécessite un temps long de réalisation.

La figure ne nécessite pas beaucoup d’éclaircissements, le cavalier 20 qui se trouve de tierce peut selon trois façons tirer le Maindroit comme on le voit. Tout d’abord, en feintant par l’extérieur, et ne trouvant obéissance (réaction ?), retourner le coup à la jambe.
Deuxièmement, en désordonnant l’épée ennemi, et n’arrivant pas de pointe se résoudre à la taille, ou en ayant feinté de revers frapper du Maindroit.

Mais le cavalier 21 en retirant le pied, et reculant le bassin, et tendant le bras dans chacune des façons décrites plus haut, reste en situation de supériorité, en portant à la poitrine une botte franche, pouvant par la ligne A, frapper de Maindroit à la tête, par la ligne B, de revers, au-dessus du bras armé.

Capitolo 12

Del ferire l'assalitore furioso, e risoluto

La furia e per il più disordinata, e pero di persima conseguenza; contro di questi si cerchi d’impadronirsi con le contraguardie della fua spada, e non potendosi acquistar questo vantaggio bisogna rompere la misura col ritirarsi, e nel tempo che viene avanti incontrarlo con una stoccata di pie fermo nell testa.

Il Cavalier furioso e rappresentato nel ferito 22; il quale ritrovandosi in Quarta si e mosso can varie guardie, e troppa risoluzione ad assalire.

Il nemico 23, per cavar il suo vantaggio da questa furia ha mostrato per accrescerla di temere, e ritirandosi con astuzia mentre vien perse guitato ha preso il tempo, e ritirata la gamba destra, ha distesa la stoccata, che vediamo desegnata nella figura 23.

Puo ancora il feritore fingere di sopra, e per fi fuore della spada per la linea A, ferir di passata, o di pie fermo, o vero fingere in A, e per la linea B, portare di passata la ferita abbassando il corpo.

Chapitre 12

De frapper l’assaillant furieux, et résolu

La furie est le plus souvent désordonnée, et avec la pire conséquence ; contre celui-ci (l’assaillant) on cherche à s’emparer avec les contregardes (contraguardie) de son épée et ne pouvant pas acquérir cet avantage il faut rompre la mesure en se retirant, et au moment où il avance le contrer avec une estocade de pied ferme dans la tête.

Le cavalier furieux est représenté par le blessé 22 ; lequel en se retrouvant de quarte à bougé avec différentes gardes, trop résolu à assaillir.

L’ennemi 23, pour tirer avantage de cette furie a fait semblant pour l’intensifier (augmenter) d’avoir peur, en se retirant avec ruse [pendant qu’il est persécuté] (alors qu’il est perdu miserablement ?) a pris le temps, retiré la jambe droite, porté l’estocade, ainsi que nous le voyons dessiné sur l’image 23.

Il (l’ennemi 23) peut encore feinter au-dessus, à l’extérieur de l’épée suivant la ligne A frapper en passant (ferir di passato) ou de pied ferme, c’est à dire, feinter en A, par la ligne B porter en passant la frappe en abaissant le corps.